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Q&A - Éducation / Rentrée 2017

 


 

 

Les grands principes du projet présidentiel pour l’éducation


  • Dépasser les clivages politiques et proposer une vision de long terme au service de la réussite de chaque élève.

  • Être pragmatique et regarder avec lucidité ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, trouver les meilleures solutions au plus près du terrain, encourager l’intelligence collective des acteurs, les soutenir, appuyer et étendre ce qui marche, dans le cadre de la République.

  • Fermeté sur la défense des valeurs de la République : sur le principe de la laïcité et sur le respect de la dignité humaine dans toutes ses dimensions.

  • Une attention constante aux plus fragiles : faire de l’amélioration de la scolarisation des enfants en situation de handicap un projet qui rassemble toute la nation.

  • Une vigilance renouvelée dans la lutte contre le harcèlement à l’école, fléau qui mine la vie de certains de nos élèves et de leurs familles.

 

Conformément aux engagements du président de la République, 4 chantiers seront lancés à la rentrée 2017 en matière d’éducation :

  • dédoubler des classes de CP en REP+ ?

  • adapter les rythmes scolaires

  • aménager la réforme du collège

  • instaurer des devoirs à l’école



Dédoubler des classes de CP en REP+


 

Pourquoi dédoubler les classes de CP en REP+ ?

Il faut agir à la racine pour combattre la difficulté scolaire, c’est-à-dire pendant les premières années des apprentissages fondamentaux (CP et CE1). Dès la rentrée 2017, nous concentrerons donc l’effort là où c’est le plus nécessaire : dans les classes de CP des REP+.

 

À terme, l’objectif est « 100% de réussite en CP » : garantir, pour chaque élève, l’acquisition des savoirs fondamentaux – lire, écrire, compter, respecter autrui.

Combien de classes sont concernées ?

Près de 2 500 classes seront dédoublées.

Comment mettre en place cette mesure dès cette rentrée ?

Si la rentrée 2017 est déjà largement engagée, il est possible d’actionner 2 leviers  pour dédoubler les CP en REP+ dès le mois de septembre prochain :

  • là où les locaux le permettent (près de 80% des cas) les classes de CP seront dédoublées ;

  • là, où les locaux ne le permettent pas, deux enseignants interviendront, en petits groupes, dans la même salle de classe.

Que va devenir le dispositif “Plus de maîtres que de classes” ?

Le dédoublement des classes de CP en REP+ ne signifie pas la suppression du dispositif « Plus de maîtres que de classes ». Ce dispositif – comme le dédoublement des classes – sera évalué en 2018.

Quelle politique pour les professeurs en REP+ ?

Dès la rentrée, tous les professeurs qui enseignent en REP+, dans le premier comme dans le second degré, percevront une prime de 3 000€ supplémentaires – soit plus de 5 000€ annuels.

 

 

Adapter les rythmes scolaires à la réalité de chaque territoire


 

 

Les municipalités seront-elles consultées  ?

 

Entre la semaine d’école sur quatre jours et celle sur quatre jours et demi, aucune évaluation scientifique ne tranche quant à un impact sur les résultats des élèves.

Les municipalités qui se satisfont de l’organisation actuelle pourront continuer à fonctionner selon les mêmes modalités ; celles qui veulent changer pourront le faire.

 

Là encore la méthode est celle du pragmatisme, de l’évaluation pour que chaque commune puisse trouver, avec les écoles, les parents d’élèves, la meilleure organisation de la semaine pour la réussite de chaque élève.

 

Quel calendrier ?

Le calendrier est celui qui conviendra le mieux aux acteurs de terrain.

Là où les acteurs de terrain pensent pouvoir trouver une meilleure organisation du temps scolaire, des expérimentations pourront être menées dès la rentrée 2017. Cela passe par un dialogue entre la communauté éducative, la municipalité et l’Éducation nationale, qui tranchera en dernier ressort sur les demandes formulées et veillera à la cohérence des apprentissages.

À la rentrée, nous lancerons une évaluation rigoureuse de l’impact de l’organisation du temps scolaire – 4 jours ou 4 jours et demi – sur les résultats comme sur la fatigue des élèves.

 

Aménager la réforme du collège


 

 

Pourquoi aménager la réforme du collège ?

 

La réforme du collège est loin de faire l’unanimité.

Nous souhaitons donner davantage de liberté aux établissements dans l’organisation de leurs enseignements pour qu’ils puissent s’adapter aux besoins des élèves et porter des identités pédagogiques spécifiques

Faut-il revenir sur la réforme dans son entier ?

Certains aspects de la réforme du collège, comme l’interdisciplinarité, sont intéressants et pourront être maintenus, mais nous reviendrons sur le carcan des thèmes imposés (6 obligatoires sur 8 proposés) pour donner davantage de liberté aux acteurs.

En revanche, cette réforme contenait des aspects qui contredisaient les objectifs poursuivis : la suppression, de manière verticale, de dispositifs qui fonctionnaient bien, comme les classes bi-langues, les sections européennes et un véritable enseignement de latin et de grec. On a prétendu un peu rapidement que ces enseignements excluaient une partie des élèves alors qu’ils permettaient de rendre plus attractifs des collèges qui ne l’étaient pas assez.

Les collèges auront-ils le choix ?

Les collèges qui veulent garder l’organisation pédagogique actuelle le pourront.

Les établissements qui souhaitent faire évoluer l’organisation pour mettre en place un véritable enseignement de latin et de grec, développer les classes bi-langues ou les sections européennes, pourront le faire dans le cadre des moyens qui leurs sont dévolus.

 

 

« Devoirs faits » : changer concrètement la vie des familles


 

Pourquoi se préoccuper des devoirs ?

Il est évidemment nécessaire d’assurer l’accompagnement des élèves à l’école primaire et au collège. Jusqu’à aujourd’hui, il y a une querelle stérile entre ceux qui affirment que :

  • les devoirs sont indispensables à une qualité de l’apprentissage…

  • …et ceux qui y voient un risque d’accroissement des inégalités sociales.

Les deux ont évidemment raison. Chaque enfant doit travailler individuellement, au calme, pour faire des exercices, répéter ses leçons ou exercer sa mémoire et son sens de l’analyse.

Que propose t-on ?

Dépasser ce problème demande une ligne claire : il peut y avoir des devoirs ; ils doivent pouvoir être faits, si les familles en formulent la demande, au sein de l’établissement grâce à un temps d’études accompagné.

Comment mettre cette proposition en place ?

Le travail de recensement est actuellement en cours et le ministère apportera prochainement des précisions sur les évolutions retenues pour la rentrée 2017. L’objectif est de s’appuyer sur les expériences qui fonctionnent et de mobiliser l’ensemble des acteurs susceptibles de concourir à cette ambition :

  • enseignants volontaires rémunérés en heures supplémentaires ;

  • réorientation de l’action des assistants d’éducation au collège ;

  • recours au service civique et aux associations qui interviennent déjà sur ce champ (via une labellisation par ministère de l’Éducation nationale) ;

  • mobilisation de retraités et d’étudiants ;

  • mobilisation de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale.

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